The Journal of Transdisciplinary Environmental Studies' (TES)
Volume 6, Number 1, 2007

ISSN 1602-2297


Use of Non Wood Forest Products by Local People Bordering the “Parc National Kaboré Tambi”, Burkina Faso

Bassirou Belem; Roland Gbangou; Sié Kambou; Djingdia Lompo; Moussa Ouedraogo,
Centre National de Semences Forestières, Ouagadougou

Blandine Marie Ivette Nacoulma; Issaka Joseph Boussim
Laboratoire de Biologie et Ecologie Végétales, Unité de Formation et de Recherche en Science de la Vie et de la Terre, Université de Ouagadougou, Burkina Faso.

Quentin Gausset;
Institute of Anthropology, University of Copenhagen, Denmark

Søren Lund;
Department of Environmental, Social and Spatial Change, University of Roskilde, Denmark

Hanne Helene Hansen; Anders Raebild; Ida Theilade
Faculty of Life Science, University of Copenhagen, Denmark

Abstract: In the French-speaking countries of Africa, strategies of conservation, inherited from the colonial time, exclude the bordering people in the management of the national parks plant resources. Today, policies and legislation try to reconcile forest conservation and development by associating local people. As a consequence, approaches of participatory planning of forest management schemes have become necessary. A major challenge has been the issue of how to (use?) scientific knowledge and local knowledge in the most appropriate way. This article provides an account of a contribution to addressing this issue in the case of the “Parc National Kaboré Tambi” in Burkina Faso, by proposing a combination of ethno-botanical surveys and botanical inventories. The article analyses the importance of the park plant species, identify the constraints faced by local people to harvest the park plant products, analyse the park vegetation structure and assess the degree of regeneration of the main useful species. The surveys reveal that bordering people consider the park as their granary, their pharmacy, their pasture, their place of religious worship, and the source of the strength of their territory. They harvest in the park Non Wood Forest Products (NWFPs), although the Forest Code bans free access. About one hundred plants species are used, but the pattern of extraction of the products or some plant parts could destroy the resource base. Technically, conservation by domestication of the source species and improved harvest of Non Wood Forest Products could be combined for sustainable management of the park. Finally, the process toward an integration of ecology, silviculture, law, economy and decentralisation in order to achieve the park sustainable forest management is of great importance. The success of this process will depend on all actors including policy makers, technicians, local people, researchers and funding agencies.


Keywords: Ethnobotany, Non Wood Forest Products, Forest Policy and Legislation, “Parc National Kaboré Tambi”, Burkina Faso, PETREA.

Résumé: Dans les pays francophones d’Afrique, les stratégies de conservation, héritées de l’époque coloniale, excluent les populations riveraines dans l’aménagement et la gestion des ressources forestières des parcs nationaux. De nos jours, les lois et législations forestières essaient de concilier la conservation des ressources et le développement en associant les populations. Par conséquent, des approches de planification participative en matière d’aménagement forestier sont devenus nécessaires. Un défi majeur dans ces approches est de trouver des stratégies pour intégrer les connaissances locales aux connaissances scientifiques de manière appropriée. Cet article représente une contribution à ce défi dans le cas du “Parc National Kaboré Tambi”en proposant une démarche basée sur des enquêtes ethnobotaniques et des inventaires de la végétation. L’article analyse l’importance du parc pour les populations riveraines et identifie les contraintes auxquelles font face les populations pour accéder aux produits forestiers non ligneux dudit parc. Il analyse la structure de la végétation du parc et estime le degré de régénération de certaines espèces. Les résultats montrent que les populations riveraines considèrent le parc comme leur grenier, leur pharmacie, leur lieu de culte, leur pâturage et la source de la force de leur terroir. Bien que le Code Forestier leur interdit l’accès libre, les populations continuent de fréquenter le parc. Environ une centaine de plantes ont été recensées comme pourvoyant des produits utilisés par les hommes et pour les soins de santé animale. Cependant, le mode d’extraction des produits pourrait compromettre la pérennité de certaines espèces. Techniquement, la conservation des espèces à travers leur domestication et l’amélioration des méthodes d’extraction des produits pourraient être combinées pour une utilisation et une gestion durable des ressources du parc. En fin de compte, le processus vers une intégration de l’écologie, la sylviculture, la législation forestière, l’économie et la décentralisation dans la gestion durable du parc est d’une grande importance. Le succès de ce processus dépendra de tous les acteurs y compris les décideurs, les techniciens, les populations riveraines, les chercheurs et les agences de financement.


Mots clés: Ethnobotanique, Produits Forestiers Non Ligneux, Législation forestière, “Parc National Kaboré Tambi”, Burkina Faso, PETREA.

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